En visite de travail à Abidjan en Côte d’Ivoire, le ministre burkinabé des Affaires Etrangères, Alpha Barry, a été reçu en audience, ce vendredi 2 septembre, par le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara.  

Rien n’a filtré ces échanges qui ont duré un peu plus d’un quart d’heures. A sa sortie d’audience, le chef de la diplomatie burkinabé n’a fait aucune déclaration avant de regagner son véhicule de commandement.

Cette rencontre, s’inscrit, selon une source proche du palais d’Abidjan-Plateau, dans la droite ligne du renforcement de la coopération entre les deux pays. Rappelons que le ministre Alpha Barry s’était rendu précédemment à Korhogo, ville du nord de la Côte d’Ivoire, les 14 et 15 août derniers, pour exhorter ses compatriotes établis dans cette région à « cultiver de bons rapports avec leurs tuteurs ivoiriens ».

Le tête-à-tête de ce vendredi intervient un mois seulement après la tenue de la 5ème Conférence du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre les deux pays qui s’était conclue par la signature de 13 accords à Yamoussoukro.

L’association française « Survie » à l’origine des scandales sur les biens mal acquis mettant en cause des dirigeants africains réagit sur la crise postélectorale gabonaise.

Le vote de l’élection présidentielle au Gabon a eu lieu ce Samedi 27 août. Alors qu’Ali Bongo semble avoir perdu l’élection, d’après les résultats produits par l’opposition à la sortie des urnes, celui-ci a décidé, comme en 2009, de s’imposer par la force. Depuis mercredi soir, différentes manifestations sont violemment réprimées par les forces militaires et policières. Si le nombre de mort est impossible à déterminer pour l’instant du fait des restrictions de déplacement couplés à la coupure d’internet, il est avéré qu’Ali Bongo ne se limite pas au gaz lacrymogène mais fait bien tirer sur sa population à balles réelles, ainsi qu’à l’arme lourde et via des hélicoptères.

Le gouvernement français appelle aujourd’hui à la fin des violences, ainsi qu’à la publication des résultats bureau par bureau, adoptant une posture de soutien à la démocratie. Survie rappelle que la France n’a pourtant fait que soutenir, depuis 50 ans et jusqu’à aujourd’hui, le régime du clan Bongo. En 2009 déjà, Ali Bongo n’aurait jamais pu réussir son passage en force sans l’intervention zélée de différents acteurs français [1]. La France a continué à soutenir le régime, lui octroyant de nombreuses marques de reconnaissance diplomatique (réceptions à l’Elysée, déplacements de ministres français). Ce soutien s’exerce notamment via la coopération militaire et sécuritaire auprès de l’armée et la police gabonaise, celles-là même qui tuent actuellement les civils gabonais. En 2014, le gouvernement français se vantait d’avoir formé prêt de 4000 militaires gabonais, qui utilisent notamment du matériel français.

Encore aujourd’hui, de nombreux coopérants français sont présents au sein des forces de sécurité gabonaises, notamment auprès de la garde présidentielle, clé de voute du système sécuritaire du clan au pouvoir. Le commandant en chef de la police nationale gabonaise, Jean-Thierry Oye Zue a annoncé ce matin à l‘AFP que plus de 200 personnes ont été arrêté depuis hier soir. Celui-ci est, par exemple, encore aujourd’hui, assisté par un conseiller spécial qui se trouve être un commandant de police français, Christophe Blu. De plus, d’après certains témoignages, l’armée gabonaise utiliserait des armes françaises, notamment des fusils d’assauts de type Famas, pour tirer actuellement sur les civils gabonais.

Comme le soulignait Survie dans son rapport « Elections en françafrique », publié en avril 2016, ce soutien français s’est maintenu alors même que de nombreux éléments indiquaient une reprise en main sécuritaire du régime depuis plusieurs années (recrutements dans la police et l’armée, sur une base « ethnique », achat d’armes, etc.), qui s’est accentuée à l’approche du scrutin présidentiel.

Survie ces dernières semaines a par ailleurs plusieurs fois interpellé le gouvernement sur l’augmentation de la répression des militants d’opposition par le régime, ainsi que sur de nombreux cas d’arrestations arbitraire [2], et prévenu contre le risque qu’Ali Bongo tenterait de nouveau un passage en force pour cette nouvelle élection. La France n’a jamais condamné ces répressions, ni suspendu sa coopération militaire et sécuritaire comme nous l’avions demandé à de nombreuses reprises.

« Partenaire inconditionnel du régime Bongo depuis 50 ans, la diplomatie française, qui s’est illustrée par son silence dans d’autre scrutins de reconduction de régimes dictatoriaux ces derniers mois (Djibouti, Congo, Tchad) peut difficilement apparaitre comme un avocat du vice et de la vertu » a déclaré Thomas Bart, porte-parole de Survie. « Les gesticulations diplomatiques actuelles demeureront des postures opportunistes tant que le gouvernement français n’annoncera pas l’arrêt de sa coopération militaire et policière, ce qu’il aurait dû faire depuis bien longtemps ».

Source : Survie

Vu l’ampleur que prend la crise postélectorale gabonaise, plusieurs capitales dont Paris, en premier, condamnent toutes les formes de violences consécutives à la réélection d’Ali Bongo Odimba à la présidentielle du 27 août dernier.

Pour prévenir tout risque de guerre civile, l’Elysée appelle tous les acteurs de la crise gabonaise à la retenue et renvoie les deux camps – Ali Bongo et Jean Ping - dos-à-dos. François Hollande « fait part de sa profonde inquiétude et de sa grande préoccupation après les événements de cette nuit au Gabon. Il condamne avec la plus grande fermeté les violences et les pillages ainsi que les menaces et attaques portées contre les partisans des principaux candidats. »

Ce mardi 30 août 2016, le gouvernement gabonais a accusé Mamadi Diané, Conseiller spécial du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, d’ingérence dans les affaires du Gabon.  

Cette affaire est venue aggraver en quelque sorte le suspense qui prévalait dans l’attente de l’annonce des résultats de la présidentielle du 27 août. En effet, les autorités gabonaises accusent, avec preuves à l’appui, le conseiller spécial du président Ouattara de « comploter avec Jean Ping, candidat et principal opposant du président gabonais Ali Bongo, pour faire démissionner des membres de la Commission électorale (Cénap) par corruption. » 

Alors que les camps Ali Bongo Odimba et Jean Ping revendiquent la victoire de la présidentielle du 27 août dernier, le PS français prend position et tranche en faveur du candidat de l’opposition. 

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le parti socialiste (PS) a facilité la tâche de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) qui devrait proclamer les résultats ce mardi 30 aout en début de soirée dans un climat délétère et surchauffé.

A peine les bureaux de vote fermés, le président sortant, Ali Bongo et son rival, Jean Ping se sont autoproclamés aussitôt vainqueurs. Quant à la Cenap, elle ne sait plus où donner de la tête car elle n’a pas fini de compiler les résultats.

Comme on le voit, l’avenir du Gabon va se jouer dans les minutes qui vont suivre après l’annonce des résultats. Comment le camp des vaincus va réagir ? Le candidat malheureux va t-il appeler ses partisans au calme en attendant d’user des voies légales de recours ou au contraire, va t-il mettre le feu aux poudres ?

On note que le PS ne sait pas poser toutes ses questions avant de pondre ce communiqué qui fait polémique. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le parti de Jean-Christophe Cambadélis a pris fait et cause pour le candidat Jean Ping à travers ce communiqué daté du dimanche 28 août dernier. Soit moins de 24 heures après le scrutin présidentiel.

Une situation qui suscite de nombreuses interrogations. Même s’il est théoriquement aisé de dépouiller 628 000 bulletins de vote, force est de reconnaître la célérité avec laquelle le PS a reconnu la victoire de Ping sans même attendre la proclamation officielle des résultats par la Cenap. Pourquoi cet empressement ? Le PS dispose t-il d’un comptage parallèle de compilation des résultats ? Les sources du PS sont-elles fiables ? S’il advenait que la Cenap donnait vainqueur Ali Bongo, quelle attitude adoptera le PS, qui, rappelons-le, est le parti au pouvoir en France ? La position du PS est-elle partagée par l’Elysée ?

Avant d’avoir des réponses à toutes ces interrogations, pour les partisans d’Ali Bongo, la France a choisi son candidat depuis bien longtemps. Ceux-ci justifient leur conviction par « la vaste campagne médiatique pour ne pas dire le lynchage médiatique dans les médias français pour discréditer le candidat Bongo ».

Pour le camp Ping, « le temps est venu de tourner définitivement la page de la dynastie Bongo au pouvoir depuis un demi siècle pour que le changement puisse s’opérer au Gabon ». C’est d’ailleurs en substance ce que laisse transparaître le communiqué du PS que nous reprenons, in extenso, ci-dessous :

« Le Parti socialiste sera d’une extrême vigilance sur les résultats de l’élection présidentielle au Gabon.

Alors que les premiè res estimations indiquent que le Président sortant Ali Bongo serait battu au profit de Jean Ping, la sérénité doit présider à l’issue du scrutin.

Le vote libre des citoyens est l’outil par lequel la démocratie s’exprime et l’alternance, quand ils le décident, doit fonctionner. Voilà pourquoi la démocratie doit triompher au Gabon comme c’est déjà le cas dans plusieurs états et ce mouvement doit s’amplifier.

Voilà plus d’un demi siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple. » 

A 57 ans révolu, Ali Bongo Odimba rempile pour un second mandat à la tête du Gabon face à un redoutable adversaire, un certain Jean Ping, âgé de 73 ans, un homme d’expérience de la génération de son père, Omar Bongo, décédé à 74 ans.

Deux générations vont s’affronter à la présidentielle gabonaise de ce samedi 27 août. D’un côté, le président sortant, Ali Bongo Odimba, âgé de 57 ans, candidat à sa propre succession. En face, un trio de « revanchards », des anciens dinosaures du parti au pouvoir – Parti démocratique Gabonais (PDG) – reconvertis en farouches opposants. Entre autres, Jean Ping, ancien ministre des Affaires Etrangères et ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA), soutenu par Guy Nzouba Ndama, ex-président de l’Assemblée nationale et Casimir Oyé Mba, ex-Premier ministre qui ont jeté l’éponge pour se rallier à sa cause.

Rappelons que Jean Ping, tout comme ces deux autres colistiers, ont été des fidèles parmi les fidèles de Omar Bongo et proches de sa famille. Ils ont donc vu Ali grandir et prendre ses premières marques dans le sillage de son père notamment à son cabinet avant d’être propulsé ministre des Affaires Etrangères dans le gouvernement du Premier ministre d’alors, Casimir Oyé Mba. Il avait été par la suite contraint à la démission à cause de son âge. Car, la constitution de 1991 fixait l’âge minimum requis pour exercer la fonction ministérielle à 35 ans au moins. Or à cette époque, le jeune chef de la diplomatie gabonaise n’était âgé que de 32 ans seulement.

Autre chose à savoir, à cette époque du règne sans partage des Bongo, les courtisans qui pullulaient dans les antichambres du pouvoir, devaient prouver leur loyauté et fidélité à la famille pour recevoir en guise de récompense une belle promotion fulgurante. Toutes les opportunités étaient donc bonnes pour arriver à ses fins. Jean Ping par exemple, s’était mis en couple avec Pascaline Bongo, soeur d’Ali Bongo. Une union que d’aucuns avaient jugé intéressée. Dès la mort de Omar Bongo en 2009, les totems du clan ont vite été violés, et les valeurs cardinales qui caractérisaient son régime – loyauté, fidélité, reconnaissance – ont volé également en éclats. 

On voit bien que la bataille rangée pour la conquête du pouvoir se déroule dans l’enclos de la famille et de ses anciens courtisans. Omar Bongo se retournerait presque dans sa tombe s’il apprenait, depuis l’au-delà où il veille sûrement sur le Gabon, que son fils qu’il a préparé pour lui succéder et ses compagnons d’hier, se disputent le pouvoir au point de mettre en péril la paix sociale et la stabilité du Gabon.

Les Gabonais ont été témoins de cette campagne présidentielle haineuse et nocive. Les héritiers n’avaient pas hésité, un seul instant, à exposer sur la place publique le « linge sale » de la famille. La polémique qui a enflé sur la citoyenneté gabonaise d’Ali Bongo en est la preuve palpable, et synonyme d’une seconde mort de Omar Bongo sur l’autel des intérêts égocentriques de ces derniers aveuglés par l’envie du pouvoir.

Demain, c’est aux 628.000 électeurs gabonais convoqués à ce scrutin uninominal majoritaire à un tour de mettre fin à cette guerre entre ces deux générations issues du même moule se disputant le pouvoir en souillant et déshonorant la mémoire de Omar Bongo Odimba.

 Initialement prévu le 31 juillet, c’est finalement le 2 août dernier que l’Association de la Presse Présidentielle (APP) a reçu le président François Hollande à l’occasion de son traditionnel dîner annuel. Moment choisi par le locataire de l’Elysée pour livrer quelques confidences et décocher quelques pics en direction de ses adversaires y compris ceux de son propre camp.

A huit mois de la présidentielle française dont le premier tour est prévu le 23 avril 2017, François Hollande affine sa stratégie pour dégager de la route qui mène droit à l’Elysée toutes les embûches pouvant l’empêcher de briguer un second mandat. 

Une occasion comme celle-là est rare et unique. On est loin des conférences de presse solennelles, chronométrées, filtrées, filmées, quadrillées, animées par le Président de la République à l’Elysée. A ce dîner de l’APP transformé en cocktail dinatoire pour la circonstance à la Maison des Centraliens, encerclé par la trentaine de journalistes présents, François Hollande s’est plié volontairement à toutes les questions pendant près d’une heure et demie.

Le chef de l’Etat a fait le tour d’horizon de l’actualité qui défraie la chronique en France, en Europe, en Afrique et dans le reste du monde. François Hollande s’est surtout appesanti sur la série noire des attentats terroristes qui endeuillent la France dont le dernier en date, le tragique assassinat d’un prêtre, le père Hamel, égorgé en pleine messe dans son église à Saint-Etienne-du-Rouvray par deux terroristes.

François Hollande a regretté que ces événements tragiques qui ont ému tous les Français divisent autant la classe politique au moment où « la démocratie est à l’épreuve des actes terroristes…et est la cible des terroristes». « La France a besoin de cohésion en ces moments difficiles » a-t-il conseillé à quelques mois des « joutes démocratiques. »

Cette rencontre avec l’APP a été l’occasion pour le locataire des l’Elysée de faire passer quelques messages ou du moins des éléments de langage. Et surtout, de décocher quelques pics en direction de ses adversaires. Quand on a exercé le pouvoir pendant cinq années, naturellement on acquiert forcément de l’expérience. Aujourd’hui, François Hollande peut s’autoriser à donner quelques leçons de politique à ses adversaires. François Hollande s’est lancé dans une tirade comme il l’aime bien le faire.

Première leçon pédagogique adressée à ses détracteurs : «Il faut aimer la politique même avec ses médiocrités». Deuxième leçon : « La politique, il faut l’aimer pour la faire». Troisième leçon : « C’est par la politique qu’il y a la démocratie. » Des petites phrases qui en disent long sur leur sens et leurs destinataires.

Après avoir fermé le chapitre hexagonal, François Hollande n’a pas caché son indignation face à la dernière gaffe de Donald Trump, le candidat Républicain dans la course à la Maison Blanche qui avait malencontreusement interprété le silence de la mère d’un soldat américain de confession musulmane tué en Irak en 2004 lorsque celle-ci se trouvait au pupitre aux côtés de son époux lors de la convention démocrate.

Au chapitre de l’Afrique, le chef de l’Etat a salué le courage des armées françaises projetées sur plusieurs théâtres d’opérations militaires de rétablissement de l’ordre constitutionnel ou de lutte contre le terrorisme. Il a rendu hommage à ses « boys » de l’opération Sangaris en République Centrafricaine (RCA), de Barkhane dans la zone sahélo-saharienne et à toutes les forces françaises présentes sur le continent. 

Le président Hollande a été amené à se prononcer sur une question tout aussi essentielle concernant les obstacles à l’avancée de la démocratie en Afrique, les crises découlant de la mauvaise organisation des élections et la responsabilité de la France à tenir un langage ferme vis-à-vis des dirigeants africains qui tordent le cou à la démocratie. Voici sa réponse : « En Afrique, il n’y a pas que de mauvaises élections qui débouchent sur des crises. Nous avons les exemples récents du Bénin, du Nigéria, du Mali, de la RCA, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire où les élections se sont bien déroulées…Lorsque je reçois les dirigeants africains, je leur dit d’être des démocrates et de faire avancer la démocratie dans leur pays.»

Ce dîner offert en l’honneur du président de la République française est le dernier du quinquennat de François Hollande. Le prochain rendez-vous est prévu à la même période de l’année 2017. L’APP aura donc pour invité(e) soit le président sortant, réélu ou son successeur qui pourrait être Alain Juppé ou un certain Nicolas Sarkozy (Les Républicains), ou encore Marine Le pen (Front National) et pourquoi pas Manuel Valls. D’ici là, l’on saura qui de cette short-list franchira d’abord l’étape du premier tour du 23 avril 2017 puis la ligne d’arrivée du second tour du 7 mai 2017.

Crédit photo : Service presse de l’Elysée  

C’est l’une des importantes décisions de la 5conférence du sommet des chefs d’Etat ivoirien et burkinabè tenu le vendredi 29 juillet dernier à Yamoussoukro.
Selon le communiqué final, la Côte d’Ivoire a décidé  « d’augmenter la fourniture d’électricité de 70 à 80 MW » au Burkina Faso. « La conférence s’est réjouie de l’adoption des termes de référence relatifs à l’élaboration du plan directeur commun de développement des capacités de production et de transport de l’électricité, et a instruit les deux ministres en charge de l’Energie à soumettre ce plan à la prochaine conférence au sommet », poursuit le texte. Pour le Burkina Faso, cette montée en puissance de la fourniture énergétique est un grand soulagement pour les opérateurs économiques et les populations. Finis certainement les délestages intempestifs qui plongent le pays dans l’obscurité et plombent l’activité des entreprises.

La 5è Conférence du sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso s’est soldé, ce vendredi 29 juillet, par la signature de 13 nouveaux accords bilatéraux.
Ces accords ont été signés à Yamoussoukro, capitale politique ivoirienne, en présence des chefs d’Etat ivoirien Alassane Ouattara, et burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré. Les différents ministres et responsables des structures concernés, entre autres la culture, l’industrie, le transport, la recherche scientifique, le tourisme, l’enseignement supérieur. ont paraphé les 13 accords de coopération (voir détails ci-dessous). Les présidents ivoirien et burkinabè se sont engagés à préserver les relations qui existent entre les deux pays, et à renforcer les relations bilatérales. Le prochain TAC est prévu dans le mois de juillet 2017 à Ouagadougou au Burkina Faso.
 Les 13 accords de coopération signés :
  1. L’accord pour la facilitation des activités de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso en République de Côte d’Ivoire
  2. Le mémorandum d’entente en matière d’enseignement technique et de formation professionnelle.
  3. La convention de concession révisée des transports ferroviaires.
  4. Le programme d’application de l’accord culturel pour 2017, 2018 et 2019.
  5. Le protocole d’accord portant création, organisation et fonctionnement du comité chargé du suivi de l’accord culturel et de l’évaluation des accords culturels.
  6. Protocole d’accord portant création du comité paritaire spécial et de coopération dans le domaine du tourisme.
  7. Protocole portant création, organisation et fonctionnement de la commission de suivi de l’accord de coopération en matière de lutte contre la traite transfrontalière des enfants.
  8. Le protocole de coopération de l’université Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique du Burkina Faso.
  9. Le protocole de coopération entre l’université Félix Houphouët Boigny de la Côte d’Ivoire et le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique du Burkina Faso.
  10. Le protocole de coopération entre le Centre National de Recherche Agronomique de la Côte d’Ivoire et le Centre National de la Recherche Scientifique et technologique du Burkina Faso.
  11. Le protocole de coopération entre l’Université Ivoirienne de Technologie Tropicale et le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique du Burkina Faso.
  12. L’accord de service aérien
  13. L’accord de coopération relatif aux opérations de recherches et de sauvetages.