Home Culture Femua : Salif Traoré se projette dans la 10e édition

 Alors que la 9e édition du Festival des musiques urbaines (Femua) se déroule dans l’enthousiasme à Abidjan en Côte d’Ivoire, le Commissaire général, Salif Traoré, prépare déjà, dans le secret, la 10e édition.

De succès en succès, le Femua n’a pas failli à sa réputation du plus grand événement culturel qui a lieu en Côte d’Ivoire. Il se positionne désormais comme le plus grand et important rendez-vous annuel des artistes africains qui évoluent dans la musique. Après seulement neuf éditions, ce festival, toute modestie mise à part, bat tous les records en terme de fréquentation (plus de 20 000 festivaliers à l’édition de 2015), d’audiences médiatiques et sponsoring. Loin devant le Marché des Arts du Spectacle Africain (Masa) initié par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui l’accompagne depuis 1993 aux côtés des autorités ivoiriennes.

A preuve, de grosses enseignes inscrites à la Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan (BVRM) et même au CAC40 se bousculent désormais aux portes du nouveau siège de Gaou Production pour s’arracher des contrats exclusifs de partenariats.

Un succès fulgurant qui ne donne pas la grosse tête à Salif Traoré et ses trois copains de scène et d’affaires. Ils restent modestes et visent grand. Pendant que la 9e édition se déroule dans une ambiance de fête sur les bords de la lagune ébrié, le Commissaire général et son équipe pensent déjà à la 10e édition.

Selon des indiscrétions, le Femua 2017 sera sur-dimensionné et riche en innovations. Le chiffre 10 sera le dominant. Il y aura par exemple dix concerts à travers Abidjan et régions, et davantage d’artistes invités. Selon nos sources, le choix du parrain serait déjà fait ainsi que la ville qui accueillera les festivités de clôture. C’est certainement après la 10 édition que le label Femua s’exportera dans toute l’Afrique pour satisfaire la forte demande des mécènes et producteurs de spectacles.

Le Commissaire général Salif Traoré s’était refusé de l’exporter le temps que sa structure ne réfléchisse aux aspects juridiques avant de s’ouvrir à la franchise du show business.